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L’ACO court contre les émissions carbones aux 24 Heures du Mans

L’ACO court contre les émissions carbones aux 24 Heures du Mans
Pascal Yvon et Pierre Fillon.
Pascal Yvon et Pierre Fillon.

Une première mondiale a eu lieu ces 16 et 17 juin 2018. L’ACO va offrir aux 60 concurrents qui disputent la 86e édition des 24 Heures du Mans, de compenser leurs émissions de CO2 pendant l’épreuve. Grâce à son tout nouveau partenariat avec Carbon Forest+, l’ACO va contribuer au stockage du Carbone dans le sol de façon durable. Une démarche responsable et engagée.

La forêt, de tout temps, a fait partie de la Légende des 24 Heures du Mans. Les photos qui montrent des voitures surgissant de la pénombre sous les arbres, les ‘’esses de la Forêt’’ du circuit sont autant de preuves de cet attachement. Cet hiver encore, l’ACO a planté plus de 260 arbres dans l’enceinte. Aujourd’hui et surtout demain, pour défendre la forêt et ses vertus environnementales, l’organisateur de la plus grande course d’endurance a décidé de soutenir Carbon Forest + et d’investir dans des droits environnementaux avec pour effet de compenser l’intégralité des émissions de C02 de l’épreuve.

Carbon Forest+, membre fondateur de la plateforme de Bertrand Piccard, ‘’the world alliance for efficient solutions’’, un programme lancé lors de la COP23 pour sélectionner à l’échelle mondiale les projets innovants et économes en énergie, prône une couverture forestière permanente, sans recours à la coupe rase (à blanc).

Le principe : dans une forêt, on peut identifier 5 zones de stockage du carbone. Dans le tronc et les branches, les racines des arbres, l’humus, le sol et le sous-sol. Lorsque l’on pratique la coupe rase sur une parcelle, tout le carbone stocké dans le sol se dégage dans l’atmosphère en quelques années. En revanche en observant des méthodes de coupe par prélèvement, favorisant une diversité dans l’âge des arbres et dans les espèces, on peut obtenir des flux Carbone positifs, avec une optimisation du stockage du carbone dans le sol. Cette pratique plus complexe nécessite l’utilisation d’une main d’œuvre plus nombreuse et d’un matériel adapté plus léger. Il exige la mise en place d’un process très précis et rigoureux et fait l’objet d’un suivi scientifique.

Pour encourager cette technique, l’ACO a donc décidé d’acheter 1000 tonnes de Carbone (C), retenu dans le sol, par an, pendant 3 ans, au prix de 50 euros la tonne. Elle assure ainsi le stockage dans le sol de 3000 tonnes de Carbone sur 1000 hectares et compense ainsi les émissions de C02 des 24 Heures du Mans (270 000 litres de carburant sont utilisés pour la semaine des 24 Heures). Les parcelles et les forêts concernées sont notamment en bordure du circuit sur les Hunaudières et Mulsanne, mais aussi attenantes au tracé historique de 1906, cadre du 1er Grand Prix de l’ACF.

Carbon Forest +, qui s’appuie depuis 2013 sur les travaux du laboratoire IEES, l’Institut d’Ecologie et des Sciences de l’Environnement de Paris, a pour organisme Bureau Veritas Certification.

Pierre Fillon, Président de l’Automobile Club de l’Ouest : « La forêt est depuis tout temps l’un des symboles de notre course, un acteur du cadre mythique dans lequel se joue cette épreuve. Ce partenariat qui a pour desseins, entre autres, de protéger nos forêts, s’est révélé comme une évidence. Nous prônons auprès de nos concurrents l’émergence de technologies propres et responsables, mais sommes aussi sensibles à ce genre d’actions environnementales. Ce stockage sur le long terme, pérenne, correspond à notre identité, l’endurance : l’effort et l’efficacité à l’épreuve du temps. »

Pascal Yvon, Carbon Forest+ : « Nous sommes particulièrement fiers et heureux de ce partenariat avec l’Automobile Club de l’Ouest, une entité historique. A l’instar de cette épreuve mythique, il s’agit d’assurer le futur de nos forêts
et surtout leur rôle prépondérant en matière d’environnement, notamment dans la régulation des émissions de CO2. L’avenir de notre planète en dépend. »